samedi 15 mai 2021

Sérénade


L
egen wir uns heute im Abendrot
zwischen zwei Seiten.
Herzgeformt 
aus nachtblauer Tinte 
auf teerosenduftenden Blättern.
Im Morgengrauen 
nach dem Morgenstern
schneiden wir uns aus den Seiten,
beleben uns mit einem hauchzarten Kuss
und mit dem Morgenrot 
fliehen wir aus dem Buch
im staubigen Regal.
Oder wir malen uns schmetterlingsfarben bunt an
und fliehen als Schmetterlinge.
Oder noch besser: als Liebesbrief an Niemanden.
Bis dahin,
sterbe ich für einen Schlaf, für einen Traum
weil ich müde bin,
vom Tag, vom Leben, von mir, von dir , von uns.
Wir sehen uns bei Sonnenaufgang
nach dem Morgenstern.

©Émilia



vendredi 23 avril 2021

Poème

Sur le flot de tes mots aux accents d’autre part
je voyage en pensée alors que sur ta peau.
Je retrouve la terre où mon âme assoiffée
depuis l’éternité a planté son drapeau.

Dans tes yeux je crois boire un éclat de soleil
quand ton rire les pare de mille rayons.
Ta main  et ta caresse éveille
en mon corps qui éclot un trésor de frissons 

lundi 1 mars 2021

Une melodie entêtant

Et si ta main
comme un oiseau
revenait se poser dans le creux de mon dos
boire auprès de Vénus le philtre de ma fièvre
et me faire frissonner.
Si tes doigts en dansant caressaient à nouveau
mes courbes en pinceau
si tu me dessinais
de tes doigts de fusain
trait à trait

Tous ces baisers fanés
sur mes lèvres salées
de pleurs.
Et le temps égoutté
tic à tac au cadran des heures
Mon cœur les a comptées
battement après battement
C’est comme une melodie entêtant
Je suis l’horloge et la douleur

mardi 16 février 2021

je

 Je caresse ma peau là où tes mains ont touché.
Chaudes. 
Chers et forts.
Je touche mes lèvres là où ta bouche a cédé.
Intense. 
Délicat et prétencieux.
Je serre ma chair là où ton corps a appuyé.
Généreux. 
Enveloppant et pénétrant.
Respire ma respiration là où tes lèvres ont touché.
Des bonbons. 
Indécis et envie.
Je cherche mon plaisir là où ta touche a stimulé.
Savant. 
Intense et sûre.

jeudi 11 février 2021

fleur bleue

Suis-je trop fleur bleue pour mes songes noirs,
Quand je les couche en maux de mots à foison ?
L’encre dénoue et renoue inlassablement ce nous,
Mais ne donne à voir que l'instant qui, autour, se noue.

Le sommeil n’est plus réparateur, juste amplificateur…
Absence il y a… et mes jours s’écoulent loin de toi,
Alors je fais le vœu d’une nuit de plus dans ta réalité.

D’un soir de pleine lune où ma porte reste grande ouverte,
je te rêve dans mes draps, je me rêve, là, dans tes bras,
je retrouve ton regard, son souvenir me poursuit,
patiente, je taille ma plume pour te faire sentir, humer
ces notes olfactives en flânerie sur nos peaux.

Lorsque ta semence et mon nectar s’accouplent,
je te signe de mon profond désir à demi-mots et soupirs.


Entre ombre et lumière


Entre ombre et lumière,
il la dévore des yeux,
son corps n'est que perspectives et reliefs.
Ses doigts tracent un sillon affolant le long de sa gorge,
caressent délicatement le bombé velouté d'un sein,
titillent un sombre téton érigé qui durcit instantanément...
Entre clair obscur,
ils poursuivent leur exploration,
frôlent un creux frissonnant,
pressent une chair fine et offerte.

Ils trouvent place dans la cambrure de son dos,
recevant en retour un long frémissement de volupté...
entre opaque et transparent,
sa bouche déguste le bouton turgescent de sa féminité,
sa langue lèche ses lèvres gonflées de plaisir,
pénètre et goûte son intimité humide de désir,
dont il hume les suaves effluves, parfum enivrant.

Alors même qu'elle atteint l'orgasme...
entre source lumineuse et sombre déclin,
étroitement enlacés,
ses jambes entourant ses hanches,
leur rythme sauvage à son apogée,
Il la sent se contracter autour de lui
et se laisse aller à la rejoindre dans cet instant d'éternité...
Après crépuscule et avant aurore,
subsiste encore le souvenir de bruissements,
murmures et gémissements.

samedi 3 octobre 2020

Et là dans ....


Et là dans l’angle de la pièce, 
il m’a eu, je suis toute à lui, 
happée, 
je suis sa pâtisserie préférée 
qu’il gourmande avec volupté… 
il me tatoue le corps de sa bouche d’ogre délicat,
il me fourre de frissons et de sensualité…
 Pas sûre que je tienne debout longtemps…
Et nous étions là, 
entre les arbres et le ciel étoilé. 
Les astres alignés  à raviver le goût de nos lèvres,
à écrire le film de notre amour. 
Sans filtres et sans limites, 
le manque exprimé de nos corps engourdis. 
Ce matin, ton odeur sur ma peau 
et des pensées sur nos prochaines retrouvailles nokturnes.

©Émilia



mercredi 30 septembre 2020

L’amour

 


L’amour, par les longues soirées pluvieuses, cherche les lieux abandonnés. Nous avons suivi ce chemin d’herbe qui s’en allait je ne sais où dans le dimanche de septembre. Il nous a conduits sur la hauteur où s’amassait la pluie comme une blanche forêt perdue. C’est là, dans une vigne terreuse et noircie, que me précédait mon amour. Je regardais avec compassion sous la soie mouillée ses épaules transparues, et sa main arrière, selon le geste de son écharpe fauve et trempée disant : “Encore plus loin ! Plus perdus encore”».

L’amour, dépendant du hasard, en devenait fragile et irréel. Je me sentais appartenir au monde, son cœur, ses pulsations. La vie me semblait liquide. Tout coulait autour de moi comme la sève des arbres, comme la salive ou la sueur, comme les pluies d’orage, comme tout ce que j’imaginais de lui, son odeur et son souffle, sa force et sa douceur.”

vendredi 25 septembre 2020

L'amour est un livre merveilleux

Quand j’ouvre
ton mille-feuilles
savoir et ne pas le dire
que ton fruit entre mes cuisses
me flue comme les bons mots d’un livre... 

Dans mon sang brûle la flamme du désir.
Embrasse-moi, tes baisers
sont plus doux que le miel.

Penche vers moi ta tête
et que je me repose tranquille,
jusqu'à ce que soufflera le jour joyeux
et s'enfuira l'ombre de la nuit.

 La nuit a laissé
des traces de rouge à lèvres
sur la peau de l’horizon.

L’aube est une marque d’amour.
L'amour est un livre merveilleux.

Le soleil était toujours présent

©Émilia

jeudi 24 septembre 2020

Si j’écrivais des chansons

 
Si je devais recommencer ma vie, j’apprendrai la musique.
J’apprendrai à jouer un instrument et merde si je dois commencer par le solfège ! De toute façon, on doit bien commencer par quelque-chose ! J’apprendrai ensuite à écouter les notes jusqu’à les voir apparaitre. J’apprendrai à les écrire et les lire. J’apprendrai à entendre la mélodie d’un cœur en particulier le tien même si je le connais déjà.
Si j’apprenais la musique, je jouerai pour toi. Je transformerai les notes en un chant si beau que les oiseaux pleureront de joie. Je chanterai au mieux, c’est-à-dire assurément avec humilité et je ferai danser ces mêmes oiseaux comme ils peuvent nous faire danser. Je créerai les plus belles mélodies, je jouerai des chansons majestueuses. Je vivrai musique mais pas n’importe laquelle, juste celle qui vibre en ton sein.
Si j’apprenais à jouer, je jouerai au clair de lune pour lui dire combien je t’admire. Je n’ai pas envie de dire que je t’aime, cela ne sert à rien, c’est égoïste. Non, je t’admire pour ce que tu fais, pour ce que tu es, pour ce que tu peux ressentir. Je t’admire pour ton travail, pour tes prouesses et tout cela je le chanterai haut et fort dans les rues ou les campagnes. Tu serais ma muse mais aussi mon idole…mon héro
Si j’apprenais un instrument, je choisirai le violon. C’est difficile mais c’est terriblement magnifique. Le violon parle comme un homme ; il pleure quand il est triste, il rit quand il est heureux. Certes, la guitare a aussi un très beau son, seulement les cordes pincées ne vibrent pas comme celles du violon. Elles glissent, elles sont sensibles et parlent au cœur comme j’aimerai parler au tien. J’étudierai en plus le piano parce que c’est beau. En fait, ce serait pour jouer sur celui qui est chez toi. Pour te réveiller la nuit avec une douce musique. Pour que tu viennes t’assoir à côté de moi, sentir ta tête se poser sur mon épaule et t’écouter soupirer dans le but de me dire que c’est beau même si je joue mal.
Si j’écrivais des chansons, je les imprégnerai de ton parfum. Je laisserai les notes effleurer ta peau afin de montrer ta beauté du coeur au monde, afin de te rendre plus forte, afin de faire de toi une légende, une divinité ou tout simplement un homme. Je te donnerai une raison d’aimer être un homme comme j’aime être une femme quand nous sommes ensemble. Les partitions enrouleraient ton corps, elles joueraient naturellement tel un orgue de barbarie. Son écho résonnerait loin, si loin qu’on s’envolerait en devenant deux inséparables hors de leur cage, libres et heureux de se bruler au soleil et de s’endormir sur la lune.

Si j’écrivais une seule chanson, ses paroles seraient les tiennes. Elles parleraient de ta vie, de ta tristesse ainsi que de ton bonheur. Elles auraient le goût de tes larmes, celui de tes baisers, celui de tes pensées. Parce que tes pensées ont aussi un goût ; un goût de framboise et de vanille, un goût de noix de pécan caramélisé. D’ailleurs, les notes fuseront sur l’océan quand je penserai à toi sur une plage, elles chevaucheront les sommets quand je me promènerai sur une route de montagne : Elles seront partout où j’irai. Elles seront aussi dans mes silences. Elles seront dans le rire des gens, elles seront à chaque coin de rue. Elles seront le vent dans les arbres, elles seront la lumière des étoiles, elles seront le centre de l’univers. Mais je crois qu’elles le sont déjà seulement, je ne les vois pas parce que je n’ai pas appris à lire la musique ni à la voir. 

Si je devais recommencer ma vie, j’apprendrai certainement la musique. Non pas pour te conquérir parce que cela serait stupide et complètement égoïste de ma part. Mais juste pour te rendre heureuse ou encore plus heureuse que tu ne pourrais l’être si tu l’es déjà. Et si tu demandais pourquoi, je te répondrai en chuchotant : « Parce que ça ne s’explique pas…c’est comme ça !

©Émilia

Dessin: ARTwork

Template by:

Free Blog Templates